Le Goût de M - Jean-Charles de Castelbajac

Jean-Charles de Castelbajac : « J’ai toujours eu beaucoup de tendresse pour les matériaux pauvres, rugueux »

Paris, une rue animée du 17e arrondissement. On passe devant le primeur, les commerces de bouche. On s’arrête devant la très imposante porte d’un immeuble ancien. Direction le 4e étage. Jean-Charles de Castelbajac nous reçoit chez lui, quelques jours avant sa carte blanche au Mobilier national, du 25 mars au 5 mai, et à l’occasion d’une exposition-atelier, « Le peuple de demain », qui se tient dans l’espace Jeune public du Centre Pompidou à Paris, jusqu’au 9 mai.


Un appartement « habité de lumière » où se succèdent des « souvenirs et des éléments contemporains qui se complètent avec des choses du quotidien ».


Le styliste âgé de 72 ans évoque son enfance au Maroc et une année décisive passée à Nice chez sa grand-mère, son imaginaire qui s’est développé très jeune alors qu’il était en pension en Normandie, ses premiers travaux dans la mode auprès de sa mère qui dessinait des robes, sa passion pour les groupes de rock anglais des années 1960 puis pour le punk, le lancement de sa propre maison en 1978, la manière dont l’art et les collaborations nourrissent sa création, son amour des couleurs, la façon dont il conçoit ses vêtements, son intérêt pour la nouvelle abstraction et son épanouissement actuel : « J’ai longtemps pensé que le succès pouvait dénaturer l’acte de création. Aujourd’hui, je suis moins dans l’idée d’être à contretemps, parce que le temps a rejoint ce que je faisais. ».


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